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CANNIBAL HYMN 04

2021

Unique

Signed

Material: wood-fired stoneware, horn, Urushi lacquer, bone, silk thread, antique roman 24k gold beads (circa 100 AD), horse hair, linen thread, leather, green garnet, emerald, grossular garnet, nephrite, trémolite, serpentine gemstones.

Dimensions: Life Size

Collection Privée​ 

FR/EN

Cannibal Hymn n’est pas une représentation du crâne, mais une opération.
Le feu a marqué la surface du grès comme une brûlure définitive : le carbone n’est pas décoratif, il est la trace d’un passage irréversible.

Les cornes animales, recouvertes de laque urushi et de cinabre véritable, prolongent la structure osseuse jusqu’à la déformation. Elles contaminent la forme humaine, l’ouvrent à une hybridation violente. L’urushi — matière vivante, toxique — agit comme un liant rituel : elle scelle, empoisonne, conserve.

Les pierres vertes, enchâssées dans des réseaux de fils de soie orange, évoquent moins l’ornement que l’organe : systèmes nerveux, parures votives, dispositifs de captation. Le cuir et le crin de cheval maintiennent l’ensemble dans une tension constante entre attachement et contrainte.

Le titre Cannibal Hymn désigne un chant sans voix.
Le cannibalisme n’y est pas figuré comme une violence spectaculaire, mais comme un acte de connaissance : absorber l’autre, la matière, le vivant et le mort, pour en incorporer la mémoire.

Le crâne cesse d’être un symbole de finitude.
Il devient un autel instable, un dispositif de transformation, un lieu où désir, destruction et survivance se confondent
.

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